23 juin 2014

This is (probably) the end

Je me vois forcé de mettre ce blog à nouveau en pause, et cette fois c'est peut-être bien pour de bon. Je ne vais pas m'étendre sur les raisons qui justifient cela, mais je vais quand même mettre une vidéo sympa (et assez appropriée) pour m'excuser.


In the end We’re all doomed
Even if your livin’ on the moon
We’re all doomed.

Super volcano near
Even if we get out of here
We’re all doomed.
We’re doomed.

Enjoy your stay while you’re here
We’re Doomed.

So take this time to pass some love around
And tell your friends before they’re dead
Love is the only legacy you leave behind
Love is the only legacy you leave behind
And we’re all doomed

In the end We’re all doomed (yee haw)
Even if your livin’ on the moon
We’re all doomed.

How ’bout the big line across the sky
If it’s here we’re gonna die
Everyone dies

So take this time to pass some love around
And tell your friends before they’re dead
Love is the only legacy you leave behind
Love is the only legacy you leave behind (yes it is)
Love is the only legacy you leave behind
And we’re all doomed

9 juin 2014

Des micronations qui existent vraiment (ou presque)

Cher lecteur, nous célébrons aujourd'hui mon centième article ! Je me sens tout chose. Je sais que beaucoup de blogs atteignent ce seuil, cette milestone en beaucoup moins de quatre ans, mais j'ai toujours valorisé la qualité plutôt que la quantité. En plus, je suis très fainéant.

Et pour ce centième article, je vais parler d'un sujet qui m'amuse beaucoup : celui des micronations. États d'une taille hilarante ainsi que l'indique leur nom, ces nations ne sont en général pas le moins du monde reconnues par quelque véritable nation que ce soit, et un bon nombre d'entre elles existent uniquement à l'état de farce, comme l'Empire Aericain qui réclame comme territoire -entre autres- l'hémisphère sud de Pluton et une planète qui n'existe pas. Mais l'existence de certaines sont défendues avec le plus grand sérieux par leurs fondateurs (et souvent unique habitant), pour des raisons diverses dont la folie légère ou un fol espoir.

Gloire au Grand Pingouin !

Mais trêve de palabres, intéressons-nous à la première de nos micronations...

1. Gay and Lesbian Kingdom of the Coral Sea Islands


Ou Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail, en bon français bien prétentieux. Créé en juin 2004 et arborant l'arc-en-ciel symbole de la LGBTQ en guise de drapeau, cette micronation fut créée comme son nom l'indique par des homosexuel(le)s comme symbole de protestation internationale. Le message envoyé semblait être quelque chose du style : "si vous continuez à nous opprimer, on ira vivre ailleurs et vous serez forcer de recommencer à passer vos nerfs sur les juifs et vous faire taxer d'antisémitisme, bien fait pour vous". Cette monarchie constitutionnelle est gouvernée par l'empereur (!) Dale Anderson Premier. Celui-ci a même nommé une "haute cour" et un "chief of justice", parce que, merde, pourquoi pas ? L'archipel demeure complètement inhabité et n'est reconnu par aucun pays, pas même l'Australie sur les terres duquel il empiète.

D'après nos sources, le taux de natalité y serait inexplicablement faible.


2. Nation of Celestial Space


Cette micronation, déclarée le 1er janvier 1949 et appelée simplement Celestia en forme courte, fut créée par l'américain James Thomas Mangan dans le but de réclamer l'espace (qu'elle comprend tout entier à l'exception de la Terre, parce que tant qu'à créer sa propre nation...) au nom de l'humanité afin d'empêcher toute autre nation de la réclamer pour elle-même, nananinanère. Bonne chance avec ça, mon pote.

Parmi les descendants et héritiers de Mangan, on compte sa fille Ruth Mangan Stump, princesse de la nation de l'espace céleste, et ses petits-fils Dean Stump, duc de Mars, Glen Stump, duc de Celestia, et enfin Todd Stump, duc de la Voie Lactée. Y'a du favoritisme, moi j'dis : y'en a qui hérite d'une planète et l'autre d'une galaxie.

La nation possède même sa propre monnaie.

Mangan effectuant le salut celestien.

3. Principauté de Marlborough


La principauté de Marlborough fut créée en 1993 non pas dans quelconque but de plaisanterie, mais rien moins que par la volonté du fermier George Muirhead -son créateur- de ne plus payer aucun impôt en devenant son propre gouvernement. L'idée, reconnaissons-le, manque peut-être d'intelligence mais pas de cran. Muirhead avait en effet tenté de remettre en cause la légalité de ses factures devant la cour suprême du Queensland, mais sans succès. Pas content, il décida que c'était pas juste et que puisque c'était comme ça, il allait faire sa propre nation, avec des tables de blackjack et des putes, et où le gouvernement de Queensland n'aurait aucune légitimité, bisque bisque rage.

Toute blague à part, 11 jours après la proclamation d'indépendance de Muirhead -devenu le prince George- et de sa femme, 120 policiers du Queensland débarquèrent sur les terres en sécession pour les en retirer de force, attirant au passage sur eux l'attention des médias du monde entier, qui les dépeignirent comme de pauvres travailleurs opprimés par un état froid et sans compassion. "The great conspiracy to enslave Australia" titra notamment le Sydney Morning Herald.

Pingres de tous pays, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.

4. République de Molossia


Son nom dérivant du mot espagnol morro signifiant "petite colline rocheuse", Molossia est exactement ça : une petite colline pleine de cailloux avec la maison de son fondateur Kevin Baugh dessus, devenue une micronation en 1999. La république de Molossia se présente comme une république bananière dictatoriale sous la férule militariste de Son Excellence, le Président Baugh, et couvre un vaste territoire de 5.200 m² de terrain (avec 27 habitants, ça fait quand même plus de 5 habitants au km²).

La micronation possède sa propre politique étrangère fort complexe. Ils sont ainsi en guerre contre l'Allemagne de l'Est depuis plus de trente ans. Le fait que nous n'ayons appris l'existence d'aucune bataille rangée ou d'aucun mouvement de troupes prouve la supériorité des tactiques d'El Presidente, qui parvient à tenir en respect une puissance étrangère sans même combattre au grand jour. Ceci est confirmé par le fait que l'Allemagne de l'Est n'existe aujourd'hui plus -du moins en apparence.

Le pays, quoique gémissant sous la puissante mais juste dictature du président Baugh, accueille volontiers le tourisme, ainsi que les donations dans le but de construire une plus grande république molossiène. Il possède même son propre magasin en ligne, vendant toutes sortes de T-shirt, de sacs et de strings. Ne manque pas les véritables pierres de compagnie de Molossia, animaux de compagnie pour le moins originaux et qui ne risquent pas de mettre le merdier chez toi.

Son Excellence, le Président Kevin Baugh.

5. Empire russe de Suwarow


Il y a des histoires qui n'ont vraiment de sens que lorsqu'elles sont présentées dans leur contexte. Mais cette histoire là appartient à la catégorie d'histoires qui, même présentées avec tout le contexte qu'on veut, n'aura de toute manière aucun sens. Comment trouver du sens, en effet, dans la tentative d'un certain Anton Bakov, homme d'affaires russe de son état, de restaurer l'Empire russe au milieu de l'océan pacifique, dans un atoll désert de 168 hectares des Îles Cook appelé Suwarrow ?

Se présentant comme un monarchie constitutionnelle -sans constitution, apparemment-, cet Empire se veut le successeur direct de celui de Peter I. Bakov en est le premier ministre, qui dirige les affaires -sans aucun doute très très nombreuses- du pays en attendant qu'un héritier des Romanov ne soit trouvé.

Tout ceci soulève en tous cas une question : c'est quoi l'intérêt de ressusciter l'Empire Russe si c'est pour en devenir seulement premier ministre ?

2 juin 2014

Mes principaux problèmes avec l'Intelligent Design (outre le fait que c'est complètement débile)

J'ai l'impression que ça va devenir une mode, sinon un running gag, ce genre de titres. Enfin, au moins, il n'y a pas Godzilla dans celui-ci. C'est toujours ça.

Comme tu le sais peut-être déjà, lecteur, l'Intelligent Design (terme politiquement correct proposé dans les années 90 pour éviter d'avoir à dire "créationnisme" et de passer pour une andouille dans les milieux mieux informés) est l'hypothèse selon laquelle chacune des espèces animales et végétales -ou parfois seulement l'homme- ne résulte en fait pas de millions d'années d'évolution, mais d'une création. Dans la quasi-totalité des cas, cette création est attribué à un dieu, le plus souvent le dieu des religions abrahamiques, quoique certains l'attribuent aussi aux aliens. Ou a des aliens déguisés en dieux.

Le fait que l'existence de l'évolution ait été plus que prouvée (on a même vu l'évolution se produire, répondant à la sempiternelle -et imbécile- question des créa : "Comment savez-vous que l'évolution existe ? Vous étiez là ?") n'est d'aucune importance pour les tenants de cette idée bancale à plus d'un titre. Guère plus que le fait que la totalité de leurs arguments ait été défaite logiquement et/ou scientifiquement. Je ne suis moi-même pas biologiste ou généticien, je ne peux même plus me considérer comme scientifique depuis l'incident d'Oslo, mais je vois tout de même un sacré paquet de problèmes soulevés par l'ID, dont je vais aborder certains dans le présent article, le tout dans l'indifférence et la maussade humeur.

1. "Tout a été conçu intelligemment !"


Le principe de base de l'Intelligent Design est, grosso modo, que la vie sur Terre est simplement trop complexe pour avoir résulté du "hasard" (même si évolution et hasard n'ont à peu près rien à voir). Selon les IDéologues, la Nature -avec un grand N- est trop parfaite, ses espèces trop équilibrées et son aspect trop esthétiquement agréable pour que tout ça ne soit pas le résultat d'une intelligence supérieure.

Ci-dessus : la beauté de la nature.

Moi, je veux bien. Passons sur le fait que la "beauté de la nature", c'est très subjectif et très très discutable, mais il va encore falloir m'expliquer pourquoi cette intelligence a cru bon de provoquer cinq extinctions massives (ou comment elle a pu ne pas les arrêter) sur notre bonne planète, faisant à chaque fois disparaître entre 50 et 95 % des d'espèces. Loin de moi la prétention d'être moi-même une intelligence surhumaine, mais ça ne me parait pas très intelligent, tout ça.

En outre, si ce monde vivant et tout ce qu'il y a dedans a été conçu intelligemment, comment se fait-il qu'il n'y ait apparemment que l'humain pour se soucier de son impact sur l'environnement ? Ni les parasites, ni les virus* ni les algues vertes nées de la pollution ne semblent avoir quoi que ce soit à faire du fait que leur seule existence menace celle de milliers d'autres espèces.

IDéologue qui me lit, je t'en supplie, ne me réplique pas que les voies du Seigneur (ou des zitis) sont impénétrables. T'aies-je insulté, moi ? Oui, et alors ?

2. "C'est une intelligence que je peux imaginer qui a tout créé !"


Une autre chose -globalement mineure- que je ne comprends pas, c'est que cette intelligence surhumaine n'est que rarement considérée comme hors de portée de la compréhension de ces pauvres et humbles mortels que vous êtes nous sommes. Nous n'avons pas exploré un milliardième de pourcent de l'univers, il y en a encore une large partie que nous ne comprenons pas, mais apparemment, nous en savons déjà suffisamment pour conclure qu'il a été créé par une super-intelligence qu'il est possible de concevoir humainement.

Et en plus cette intelligence semble s'intéresser particulièrement à nous, simples humains perdu sur une minuscule planète bleue située dans la banlieue d'une mini-galaxie appelée Voie Lactée. Si ça c'est pas être attentionné !...

"La seule étoile importante, c'est la 114ème en partant de la gauche. Les autres, je ne les ai créées
que pour faire nombre."

3. "Cette intelligence, c'est nécessairement un dieu !"


Et puisque peu d'IDéologues ne semblent vouloir empocher un quelconque prix d'originalité, on attribue comme identité à cette intelligence-surhumaine-au-comportement-tout-de-même-vachement-humain-et-compréhensible-des-mortels celle d'un dieu. Passons sur le fait que le bon vieux "God did it", c'est un peu l'équivalent du "c'est le majordome le coupable" dans un roman d'enquête, ou du "tout ça n'était qu'un rêve" dans la littérature de gare. Les dieux ont tous un point commun : ils sont très, très humains. Que ce soit par leur comportement (salut Zeus !) ou par leur apparence (vous vous souvenez de celui qui nous a fait à son image ?).

Cela rejoint mon point précédent : décidément, il semblerait que nous soyons la seule chose importante dans cet univers ! Et mon médecin qui m'a dit d'éviter la pression et les responsabilités tant que mes problèmes pulmonaires ne sont pas résolus...

Dieu faisant un doigt d'honneur à la Terre.


4. "... et ce dieu ne peut être que mon Dieu !"


Parce que bon, quitte à donner dans l'humanocentrisme et l'égocentrisme, autant y ajouter une dose d'ethnocentrisme pour faire un combo parfait.

N'as-tu jamais remarqué, en effet, que les apôtres de l'ID version divin ne partent jamais du pré-supposé que le dieu qui a tout créé n'est pas leur dieu ? Il est vrai qu'il serait assez peu logique pour des créationnistes musulmans de penser que c'est Shiva qui est à l'origine du ciel et de la terre, mais tout de même.

Pourquoi ce ne serait pas Godzilla qui aurait créé l'Univers dans le seul but d'avoir quelque chose à détruire, comme le joueur de Sims moyen ? Y'a God, dans son nom, vous croyez que c'est une coïncidence ? Avouez que cette hypothèse expliquerait tout, surtout le nombre de catastrophes naturelles qui s'abattent sur nous.
La seule vraie réponse (outre l'Ironie Cosmique)

Oui, je sais, à proprement parler, les virus ne sont pas vraiment des êtres vivants.

26 mai 2014

4 morts qui prouvent que l'Ironie Cosmique existe (et a un sacré humour)

Jeune impie de ton espèce, sans doute vis-tu dans l'incroyance de l'existence de notre divinité l'Ironie Cosmique dont je suis le seul et unique prophète parce que j'ai dit "preum's". Sans doute crois-tu en de fausses divinités tels que ce dieu qui ne répond qu'au nom de "Dieu", ou en des concepts tels que le karma. Comme tu es loin de la Vérité™ !

Car l'Ironie Cosmique est la seule vraie déesse. Et un jour, elle nous punira tous d'une façon ironiquement appropriée, car le sadisme et l'humour très très noir sont ses atouts. Les poignardeurs se feront poignarder, les violeurs se feront violer et la NSA se fera espionner. Ainsi soit-il.

Jeune impie, tu n'y crois toujours pas ? Voici quatre preuves des plus évidentes qui ébranleront ta foi.

(Si tu m'as pris au sérieux, tu es encore plus con que tu n'en as l'air)

1) Un homme opposé aux lois sur le port de la ceinture de sécurité meurt dans un accident de voiture


Il existe des gens assez braves pour mourir pour défendre leur cause. C'est plutôt une bonne chose. Ce qui ne l'est pas, c'est qu'il existe des gens assez stupides pour mettre leur vie en péril en tentant de prouver une cause idiote. Voici une personne qui appartenait à cette catégorie de gens qui meurent bêtement en prouvant involontairement que leur argument ridicule est, justement, complètement ridicule.

Cette histoire triste -ou franchement marrante selon la façon dont on décide de l'aborder- à pour personnage principal Derek Klieper, vivant jadis au Nebraska, aux USA. C'était un homme pour qui les lois obligeant un individu à porter sa ceinture de sécurité étaient une violation des libertés privées. D'après son père, c'était pourtant quelqu'un de brillant et un bon élève à l'université qu'il fréquentait.

L'histoire de sa vie connut une fin brutale lorsque, passager d'une voiture roulant à belle vitesse sur une route gelée, il fut éjecté du véhicule lorsque celui-ci tomba dans le bas-côté. En effet, à la surprise de personne, Klieper avait décidé de ne pas porter sa ceinture ce jour-là. Eh oui, cet homme n'était pas seulement opposé aux lois forçant à mettre sa ceinture, il était aussi opposé au fait même de mettre sa ceinture, étant sans doute venu du passé depuis une époque où les voitures n'allaient pas à plus de 10 km/h.

Dans un genre similaire, Snopes nous rapporte aussi l'histoire de la mort d'un motocycliste opposé au port du casque à moto, qui bien sûr périt dans un accident duquel le port du casque aurait pu le sauver.

Rien n'est plus badass que de répandre sa cervelle sur la chaussée.

2) Christine Maggiore, négationniste du SIDA, meurt du SIDA


De toutes les théories du complot à saveur pseudo-médicale jamais inventées, le négationnisme du SIDA est sans doute la plus dangereuse, avec le déni de l'existence des bactéries et autres virus (oui, bien sûr que ça existe. Sous-estimes-tu encore l'idiotie de tes pairs, jeune lecteur ?). Celui-ci affirme en effet que le SIDA, c'est pas pour de vrai, que le VIH c'est rien qu'une invention mesquine de ses sales médecins de Big Pharma qui font rien qu'à vouloir s'en mettre plein les poches, juré, c'est écrit dans mon dernier livre Comment je vais tous bien eu aux éditions S. Kro & cie, disponible dès aujourd'hui chez votre marchand de poudre aux yeux pour la modique somme de 39 € 90 TTC.

L'une des plus célèbres apôtres de cette doctrine était Christine Maggiore, qui défraya la chronique du petit monde des négationnistes parce qu'elle était séropositive et semblait malgré son opposition à toute forme de traitement en parfaite santé. Elle fonda un groupe de négationnistes appelé Alive & Well. Lecteur, sens-tu venir l'Ironie Cosmique dans cette histoire ? Elle mit même au monde une fille, Eliza Jane. Celle-ci mourut à l'âge de trois ans d'une pneumonie qu'elle avait contracté parce que son système immunitaire s'était trouvé affaibli. Hmmm, par quoi ? Je me le demande.

Une fois de plus, la réalité n'était qu'une chose triviale et sans importance face à la foi, dans ce cas-ci la foi de Maggiore en l'inexistence du SIDA. Celle-ci continua de professer sa croyance que le VIH n'est qu'un piège à cons, mais qu'elle-même était trop intelligente pour y tomber. Insérez ici un rire grinçant. Elle embaucha un toxicologue pour animaux (!), Mohammed Ali Al-Bayati, pour affirmer que sa fille n'avait jamais eu le SIDA, et que c'était en fait une réaction extrêmement rare à l'amoxicilline qui l'avait tuée.

Il fut rapidement démontré que tout cela n'était que foutaise, et que Al-Bayati, bien que s'auto-proclamant "pathologiste", n'avait aucune qualification dans ce domaine, et qu'enfin Eliza Jane était bien morte du SIDA. Et dans d'autres révélations fracassantes, on découvrit également que l'herbe était verte, que le feu était chaud et que les négationnistes du SIDA étaient aussi ignares en biologie que dangereux.

Sans surprise aucune, Christine Maggiore mourut elle aussi du SIDA l'année suivante. La communauté du négationnisme de cette même affection se rallia pour nier l'évidence une fois de plus, prouvant que si la foi ne peut pas réellement déplacer des montagnes, elle peut au moins les dissimuler (cherche la cause de la mort de Maggiore sur le propre site de son organisation -elle toujours en vie- et bon courage...). C'est toujours ça.

Ci-dessus : une pure fiction, juré !

3) Bruno Gröning, guérisseur du cancer, meurt d'un cancer


Je n'aime jamais me réjouir de la mort de quelqu'un, sauf en quelques rares exceptions : quand c'est quelqu'un que j'aime pas, quand il l'a bien mérité, quand c'est vraiment très drôle, quand j'ai rien de mieux à faire et quand je suis bourré. Aujourd'hui, j'ai rien de mieux à faire. Pour changer.

Réjouissons-nous donc ensemble de la mort d'un pseudo-guérisseur ayant passé toute une partie de sa vie à prétendre pouvoir guérir tout un tas d'affection, des rhumatismes jusqu'au cancer... et qui mourut d'un cancer. Cet homme s'appelait Bruno Groening. Notons au passage que même aujourd'hui ses apôtres évitent de préciser de quoi il est mort, et surtout d'expliquer comment un guérisseur n'a pas réussi à sa guérir lui-même, se contentant de sous-entendre vaguement que c'est parce qu'il était trop altruiste pour ça, ou que c'est encore de la faute de Big Pharma et de ses associés les vilains médecins, mais que même eux ne peuvent réduire au silence la suprématie de leur gourou.

Son flyer, obtenu, grâce au site Megabambou.
(cliquer dessus pour le voir en grand)

4) Le Marlboro Man meurt d'un cancer du poumon


Qu'on se le dise, l'Ironie Cosmique est une déesse vengeresse (et même franchement vindicative), et le cancer est son arme favorite. C'est ce que découvrit à son grand dam l'acteur David McLean, qui fut plus connu sous le pseudonyme de Marlboro Man pour les publicités pour la célèbre marque de cigarettes dans lesquelles il figura, l'objectif de ces pubs étant bien sûr de montrer que la seule façon de ressembler à cet homme au look de cow-boy très macho était de fumer comme un pompier. Ce que McLean lui-même faisait.


Il faut dire que le bonhomme vivait à une époque où l'on était moins au fait des dangers du tabagisme, et où on croyait encore dur comme fer que la nicotine, il n'y avait rien de tel pour décrasser les poumons (on utilisait même le tabac comme médicament à une époque, après tout). Enfin, bref, en peu de mots, cet amour de McLean pour les clopes finit par le rattraper lorsqu'il développa un cancer des poumons dont il mourrut en 1995. Inutile de préciser que son image n'est plus apparue dans un spot de pub pour la moindre cigarette depuis.

19 mai 2014

Mat

C'est de nouveau l'heure d'une petite histoire. Vous êtes contents, les enfants ?
[silence]
Eh ben tant pis pour vous.

----------------------------------------------

Les deux joueurs se faisaient face autour de l'échiquier, assis sur un banc public à la peinture écaillée. Le temps s'était couvert, mais il faisait encore assez doux pour justifier une partie en plein air. Le parc était désert, à l'exception d'une mère et de ses deux enfants, et de l'occasionnel passage d'un balayeur ou d'un gardien de la paix. Un petit vent froid se levait par moments.

L'un des deux joueurs prit un pion noir et un blanc dans ses deux mains, les mélangea dans son dos, puis présenta ses deux poings fermés à son adversaire. Celui-ci sélectionna sans hésiter la main droite, et ne sourit ni ne montra la moindre surprise lorsque l'autre dévoila un pion blanc.
"Bon. A toi l'honneur." déclara l'autre joueur en lui tendant le pion.

Le joueur aux pièces blanches ouvrit avec le pion D2 en D4 en réprimant un frisonnement. Ses doigts tapotaient sur le bord de l'échiquier, traduisant une certaine impatience. Son collègue répliqua en sortant son cavalier G8 en H6. Il frissonna et desserra sa cravate rouge qui offrait un contraste étrange avec son costume beige. Puis il fixa son adversaire, la mine maussade.
"Ca ne t'arrive jamais de te souvenir ? demanda-t-il après un moment.
L'autre resta silencieux une courte seconde, puis avança le pion E2 en E4.
- De quoi ?" dit-il sans lever les yeux du jeu.

L'homme en costume le considéra en soupirant. Il s'attarda sur la mise décontractée de son collègue : un vieux blue jean décoloré, des baskets dont l'une des semelles commençait à bailler et un T-shirt noir portant l'image d'un drapeau tibétain barré de la mention "Banned in China" en rouge. Son visage, vide de tout expression, oscillait doucement sur le même tempo que le rythme battu par ses doigts. Ses cheveux, longs et noirs, lui retombaient par occasions sur le front.
"Tu sais bien, répondit l'homme en costume en bougeant son autre cavalier noir. D'avant.
- Non, répliqua l'autre avec un léger sourire, et c'est franchement tant mieux."

Tandis que l'homme en T-shirt avançait à son tour une pièce (un cavalier auquel il fit sauter les rangs de ses propres pions blancs), son collègue posa une main sur son menton, masquant la moitié de son collier de barbe roux taillé avec minutie. Il avança sa main libre au-dessus d'un de ses cavaliers et dit :
"Moi, ça m'arrive tout le temps.
- Essaye les médocs, déclara l'autre, caustique.
- J'ai des regrets, répliqua l'homme en costume beige avec un soupçon de reproche dans le ton. C'est humain, non ?
- Justement, dit son adversaire avec légèreté. Laisse ça aux humains."

La partie avançait plus rapidement, désormais. Un vent frais commençait à se lever. Plus loin, la mère appela ses deux enfants et leur fit signe de revenir vers elle. Ceux-ci ne parurent pas en tenir compte et coururent jouer plus loin en riant. L'homme en T-shirt sortit une barre chocolatée d'une de ses poches tout en considérant son fou d'un air absent.
"Je sais que le concept d'humanité t'est totalement étranger, mais... commença l'homme aux cheveux roux.
- Tout autant qu'il t'est étranger, coupa son collègue, devenu soudain sérieux. Tout autant que le concept de "félinité" doit être étranger à un chien, ajouta-t-il avec un sourire en coin.
L'homme en beige ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Il observa un court moment de silence, puis reprit :
- Dans le fond, tout ce que j'ai fait, c'est fuir comme un rat tandis que le bateau sombrait.
- Tu n'as pas fui, tu n'es pas un rat, et le bateau n'a jamais sombré, répondit calmement son adversaire en ramenant ses longs cheveux noirs derrière ses oreilles.
- C'est toi qui le dis ! répliqua l'homme en costume en croisant les bras.
- Exact, c'est moi qui le dis. Et mon point de vue est nécessairement biaisé. Tout comme le tien, en fait.
L'autre poussa un soupir exaspéré. L'homme au t-shirt abandonna un instant la partie de le regarda droit dans les yeux.
- Écoute, dit-il, on va pas recommencer à débattre là-dessus. Tu as pris la seule décision rationnelle. Là-haut, tu ne faisais jamais que des conneries. Tu avais trois solutions : jouer les autocrates omnipotents, et dans ce cas l'humanité deviendrait entièrement dépendante de toi, continuer à glandouiller, et rester dans la situation absurde où tu t'es fourré depuis va savoir combien de temps, ou... lâcher l'éponge.
Il conclut sa sentence en éliminant un fou noir avec sa tour blanche.
- Tu as une façon de présenter les choses sous un jour tellement simpliste !... lança l'homme en costume.
- C'est bon, trancha son interlocuteur, tu sais comme moi que le nombre de saloperies que t'as faites, volontairement ou non, se chiffre en centaines, tandis que le nombre de trucs à peu près sympa que t'as faits dans le même temps se compte sur les doigts d'un amputé. Pas pour rien que j'ai frappé du poing sur la table.
- J'ai fait des erreurs ! Et alors ? Au moins, moi, j'ai essayé !
- Essayé quoi, tête de lard ? répliqua l'homme en t-shirt noir en retournant à ses pièces. T'avais deux modes : dogmatisme ou indifférence. Parfois les deux en même temps. Ajoute à ça le fait qu'il a fallu attendre que le nombre de tes victimes atteigne royalement la dizaine de millions pour que tu commences à te remettre en question, et ça te fait un beau palmarès."

La réplique fit mouche. Le barbu se prit le front à deux mains, les coudes appuyés sur les cuisses. Après une longue hésitation, l'homme aux cheveux bruns se pencha vers lui et reprit sur un ton d'excuse :
"Damien...  "
Le barbu en costume beige sursauta, se rappelant qu'il s'agissait désormais de son nom. C'était une idée de son collègue, d'ailleurs. Une référence humoristique à un obscur film, parait-il. Son collègue avait lui préféré se faire appeller "Lucas", nom qu'il avait apparemment choisi au hasard.
"Damien, répéta l'autre. Excuse-moi. Je te considère pas comme quelqu'un de mauvais. Le fait même que tu aies fini par changer d'avis et accepter la réalité, ça prouve au moins que tu as bon fond. Et que tu n'es pas aussi buté que ton ex-fan-club.
- Eux ! répondit Damien en reniflant d'un air maussade. Plus royalistes que le roi, hein ?
- Ouais, dit Lucas en pouffant. Je crois qu'on peut dire ça."

Une petite pluie fine commença à tomber. Lucas poussa un juron en regardant le ciel. Damien sortit rapidement un parapluie d'une petite serviette qu'il cachait sous le banc.
"Bon, on oublie la partie, dit Lucas. On va se faire une toile ?
- Je n'ai pas vraiment le moral à ça...
- Allez... Oh, attends, j'ai une meilleure idée. Je vais t'offrir un bouquin.
Damien réfléchit un instant, puis se força à sourire.
- D'accord. Tu veux que je note les emplacements de nos pièces pour la prochaine partie ?
- Pas la peine, t'étais "mat" en trois coups, répondit Lucas en retrouvant son habituel ton léger, avant de courir se mettre à l'abri tandis que la pluie redoublait."

Damien déploya son parapluie tout en regardant avec stupéfaction l'échiquier. Mat ? Son compagnon était-il sérieux ou plaisantait-il encore ? Pourtant, son roi pouvait encore... Non, à moins que la tour blanche... Mais là encore, son fou...
"Oh ! cria Lucas. Tu viens ?"

Quelques instants plus tard, abrités au sec dans une librairie, les deux compères déambulaient dans les rayons, s'arrêtant parfois pour attraper un ouvrage et en parcourir rapidement la quatrième de couverture.
"Bon, d'accord, fit soudain Damien. Comment est-ce que j'étais "mat" ?
- Hein ? marmonna Lucas en relevant le nez d'une bande dessinée. Ah ! Confidentiel, ajouta-t-il avec un sourire en coin.
- Je ne savais pas que tu étais aussi doué à ce jeu. En fait, je croyais que tu n'y jouais que pour me faire plaisir.
- C'est le cas, confirma Lucas. Enfin, j'y joue aussi parce que... eh bien, j'apprécie l'ironie de la chose.
- Quelle ironie ? Demanda Damien, interloqué.
- Bah, tu sais, les noirs contre les blancs, le bien contre le mal, tout ça... Et surtout, les rois.
- Quoi, les rois ?
- Penses-y comme ça. En gros, ils sont les pièces les plus importantes, ils n'ont rien au-dessus d'eux... Et pourtant, ils sont extrêmement limités dans leurs mouvements, et ne servent globalement à rien durant la partie. Ça te rappelle rien ? Et pour pousser la métaphore plus loin, j'ajoute qu'on sacrifie un paquet de pièces pour les protéger.
- Je crois que j'ai compris l'idée... répondit Damien, la mine sombre.
- Et ce qui m'amuse le plus c'est que malgré ça, ils sont tout aussi manipulés que les autres. Alors qu'ils sont censés être au-dessus de tout.
Damien s'arrêta, son visage figé dans une expression d'étonnement.
- Est-ce que tu sous-entendrais par là qu'il y a quelque chose au-dessus de nous ?
- Tu penses que non ? se contenta de répondre Lucas.
- Je sais que non, corrigea Damien.
- Tu es bien catégorique.
- Évidemment que je suis catégorique ! rétorqua Damien avec impatience. Je suis quand même bien placé pour le savoir !
- Peut-être, mais si la... chose au-dessus de toi t'avais créé de façon à ce que tu croies cela ? Hum ? Si ça se trouve, il y a plein de créations parallèles, avec pour chacune un "toi" et un "moi" parallèle...
- Et qui serait au-dessus de tout ça, alors ?
- Un dieu, j'imagine, et sûrement que lui aussi aurait un autre dieu au-dessus de lui, et cætera, et cætera...
Le ton de Lucas était tout aussi insouciant, mais Damien croyait percevoir dans sa voix une nette touche d'amusement.
- C'est ce que tu crois ? demanda Damien.
- Peu importe. Pour en revenir à ce dont on parlait, tu as deux choix face à tes regrets, comme tu les appelles. Soit tu continues de t'enferrer dans un débat dont tu sais aussi bien que moi qu'il ne débouchera jamais sur rien puisque tu ne pourras jamais savoir que tu as raison ou non, soit, eh ben... Tu profites de ce que tu as, quoi.
Damien soupira et haussa les épaules.
- Il va me falloir du temps pour d'adopter ta philosophie..." murmura-t-il.

Lucas ne l'entendit pas. Son attention avait été reportée sur un CD de musique dont il s'empara avant que Damien n'ait pu en lire le titre. Lucas se dirigea ensuite vers la caisse, en faisant signe à son camarade de l'attendre. Quelques minutes plus tard, tenant à la main un paquet cadeau bleu entouré de fil rouge, il le tendit à Damien.
"Bon anniversaire. C'est pas un livre, mais ça te plaira quand même."
Sans attendre de remerciements, Lucas se dirigea vers la sortie de la boutique.

Dévoré de curiosité, Damien déchira le papier-cadeau. Une couverture noire apparut. Le titre s'en détachait en lettres blanches :

Joan Osborn – What if God was One of Us

 Damien ne put retenir un sourire.

12 mai 2014

Startopia

Bon sang, je n'arrive pas à croire que j'ai écrit en tout et pour tout un seul article portant sur un jeu vidéo l'an passé. Ceci dit, ce n'est pas que de ma faute : plusieurs billets de mon blog ont été effacés, j'ai eu plusieurs pannes de courant, je me suis retrouvé impliqué dans un incident nucléaire et j'ai eu la flemme. Alors, vous voyez...

Bref, sans autre préambule, je vais aujourd'hui parler d'un de mes jeux favoris : Startopia. Un jeu de gestion. Dans l'espace. Oui. Voilà. Bon.

Ce jeu fut développé en l'an de grâce 2001 par les bonnes gens du studio Mucky Foot Productions, petit studio anglais formé d'anciens membres du légendaire studio Bullfrog (Populous, Syndicate, ça te dit quelque chose ?) qui sortit un grand total de trois jeux avant de fermer boutique. Tiens, cette histoire m'est familière... Soit c'est encore une manifestation de la malédiction du troisième opus, soit j'ai un goût vraiment très particulier en matière de jeux vidéo.

Quoique fort bon, le jeu souffrit d'une mauvaise publicité et d'une mauvaise distribution qui l'empêchèrent d'obtenir le succès qu'il méritait. La fermeture prématurée de Mucky Foot n'arrangea bien sûr pas les choses. Le jeu est depuis vendu par GoodOldGames, où je l'ai d'ailleurs eu pour un dollar en solde.


Jeu testé dans la version originale (pour changer) telle que distribuée par GoodOldGames.com. Une version française existe, mais rien à foutre.

1. Frying pan ou melting pot ?


Au début de chaque partie, le joueur atterrit dans une vieille station spatiale en forme de donut, laissée depuis pas mal de temps à l'abandon. L'objectif est de remettre cette station en état de marche et d'en assurer la gestion. Le joueur est assisté dans sa tâche par VAL (hum...), une I.A. qui lui servira de majordome sarcastique. En sus, le joueur devra s'équiper en drones de construction et de sécurité, et recruter des employés parmi ses visiteurs.

Chaque station se divise en trois ponts : l'engineering deck (ou pont technologique dans la VF), où se trouvent toutes les facilités techniques, industrielles et commerciales le pleasure deck (pont plaisir en franchouillard) et le biodeck (appelé... Petikoindenatur en français. Tu commences à comprendre pourquoi je préfère la version originale ?), qui sert à la fois de parc d'intérieur et de serre, puisque l'on peut y cultiver toutes sortes de plantes qui pourront ensuite être récoltées.

 L'engineering deck.

En outre, une large variété d'aliens de toutes les formes et de toutes les couleurs viendront rapidement inonder ladite station ; chaque espèce ayant bien sûr des goûts, des besoins et des talents différents. Il y a un total de huit espèces intelligentes :
- Les Grouliens Salt Hogs, des cochons humanoïdes à l'accent cockney que l'on pourrait aussi bien surnommer les prolétaires de l'espace. Ils constituent la main-d'œuvre non-qualifiée, et feront fonctionner les usines (factory) et les recycleurs (recycler). Leur éthique de travail est d'ailleurs tellement extrême qu'il est possible de les faire mourir d'épuisement en les faisant travailler trop longtemps. Ils s'entendent très bien avec les espèces de basse extraction, et beaucoup moins avec celles d'un statut social supérieur.
- Les Greys, en d'autres termes les petits gris de nos légendes urbaines à saveur ufologique. Quand ils ne sont pas occuper à enfoncer des sondes anales et voler du bétail de-ci de-là, ils s'avèrent être des médecins très doués, et les seuls à pouvoir faire tourner un hôpital (sick bay). Ils apprécient les environnements froids et humides (la neige en particulier).
- Les Grekka Targs, sorte de demi-portions d'insectes humanoïdes avec des ailes, sont des experts en technologie. Le principal (pour ne pas dire le seul) intérêt de cette espèce est sa capacité à opérer les senseurs de communication (comsensor). Et... c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur les Targs, sinon peut-être qu'ils peuvent s'avérer utiles pour assurer la sécurité (ou comme chair à canon) et qu'ils apprécient les environnements froids et secs.
- Les Kasvagorians sont de très grands tas de muscles pourvus d'un sourire carnassier. Appréciant la violence comme nulle autre espèce, ils font d'excellents gardes et pourront s'occuper du centre de sécurité (security center). Un joueur projetant de partir en guerre contre un rival aura tout intérêt à en embaucher une flopée. Les Kasvagorians mangent beaucoup, n'aiment pas le luxe ni le raffinement et ne sont dans l'ensemble pas des plus malins. Ils apprécient les environnements chauds et arides. Les espèces plus pacifistes les ont naturellement dans le nez.
- Les Dahanese Sirens, extra-terrestres très semblables aux humains à l'exception de leurs ailes d'ange. Hédonistes légèrement vêtus, les Sirens s'occupent des love nest sur le pleasure deck, où ils dispensent à leurs clients de l'amour et du sexe -en version tout public. Un service vital s'il en est, mais que d'autres espèces jugent décadent et n'apprécient guère. Les Kasvagorians sus-mentionnés n'aiment pas non plus leur côté tafiole.
- Les Karmaramas sont les hippies écolo new age de l'espace... la preuve qu'on peut bien fuir jusqu'à l'autre bout de la galaxie, ils seront toujours là. Ces humanoïdes violets à quatre bras sont des fermiers compétents et s'occuperont de cultiver les plantes du biodeck. Récolter trop de leurs précieuses plantes d'un coup peut d'ailleurs les inciter à démissionner, parce que c'est pas gentil pour l'environnement, ça, man. Les Karmaramas sont parmi les aliens ceux qui mangent et dorment le plus. Ils aiment beaucoup les Sirens, mais -pour une raison très curieuse- détestent les Kasvagorians.
- Les Turakkens, aliens à deux têtes, sont des scientifiques hors de pair. A ce titre, ils sont les seuls à pouvoir occuper les laboratoires (laboratory) de la station et à y rechercher des technologies. Ils sont de très grands amateurs des services proposés par les Sirens, si bien qu'il leur arrive de déserter leurs postes pour aller s'adonner à... enfin... heu... Bref, un joueur avisé aura à cœur de rationner leurs visites aux love nest. Pragmatiques, rationnalistes et athées, ils ne s'entendent pas avec les Zedem Monks.
- Les Zedem Monks, justement, sont comme leur nom l'indique le clergé de l'espace. Leur principal fonction, une fois recrutés, est la création d'un temple Zedem sur le biodeck, où les âmes en manque d'amour ou venues chercher pénitence pourront être accueillis. Chaque visiteur converti rapportera 5.000 points d'énergie au joueur. Comme je l'ai précédemment mentionné, les Sirens et les Turakkens ne sont pas les bienvenus auprès des Zedem. Ces pêcheurs ne verront jamais la lumière !...
- Les Polvakian Gem Slugs, enfin, sont l'aristocratie du futur : obèses, fainéants, prétentieux, inutiles, on ne peut ni les embaucher ni les mettre à la porte. Leur seule et unique utilité -et c'est un bien grand mot- est leur capacité à déféquer des turdites, des pierres précieuses de grande valeur, lorsqu'ils sont contents. Il est cependant difficile de les satisfaire, et seule une combinaison bien particulière de divertissements saura leur décrocher un compliment (et leur faire sortir la merde dorée du cul). En outre, ils n'apprécient pas la saleté, encore moins ces bolcheviks de Salt Hogs.

Un bar sur le pleasure deck.

2. With Blackjack and hookers


Voilà donc le joueur à la tête de sa propre station spatiale, avec un petit pactole d'énergie (la monnaie du jeu), quelques Scuzzers (droïdes chargés de la construction, du nettoyage et de l'entretien), une intelligence artificielle qui ne manquera pas une occasion de faire comprendre à son patron qu'il est nul, et son ambition de construire une station digne de ce nom ou tout au moins de ne pas finir dans un trou noir en cas d'échec.

Le collecteur d'énergie. S'il se vide, c'est la fin des haricots.
Pour bâtir sa station, il faut plus que de l'énergie, les droïdes susmentionnés et de la bonne volonté : il faut aussi les plans (blueprints) de chaque construction. Ceux-ci peuvent être obtenus par la recherche (mais encore faut-il posséder un laboratoire, des Turakkens et les matériaux de bases pour lancer la recherche), soit plus simplement par le commerce. Un grand nombre de marchands passent en effet par la station, en particulier l'impayable -ha, ha, ha, quel jeu de mots- Arona Dal, commerçant peu honnête tout droit échappé d'un roman de Terry Pratchett. Cette deuxième méthode, tout en étant plus rapide et plus simple, est aussi beaucoup plus chère, surtout si l'on opte pour Arona, qui prendra toujours soin d'augmenter ses prix par rapport à ceux du marché.

L'énergie, justement. Comme dans tout jeu de gestion, il est important d'en avoir plein, d'autant que dans Startopia, en plus de servir de monnaie, elle sert aussi à assurer le bon fonctionnement de vos installations. Personne n'aime faire ses courses dans le noir, après tout. Il va donc falloir très vite installer des facilités de base pour que les touristes dépensent leur argent : berth (dortoir), dine-o-mat (distributeur de nourriture, traduit par "manj-a-touar", dans la VF...), quelques boutiques sur le pleasure deck...

Cependant, le joueur cherchant à s'étendre comprendra rapidement que même l'espace coûte de l'argent, puisqu'il faut payer pour débloquer une nouvelle section de la station et ainsi avoir la place de construire d'avantage. Et s'il existe un rival dans la station, cet espace devra à terme être payé non plus avec de l'énergie, mais avec le sang des employés, au long de conflits meurtriers où tout le monde se fout joyeusement sur la gueule pour le contrôle d'un secteur.

Le commerce est un élément très important du jeu. Achetez haut et
vendre bas est même l'objet d'une des missions de la campagne.

 3. Thank you for pressing the self-destruct button


La zonzon de l'espace.
La grande force de Startopia, c'est le large éventail de possibilités qu'il offre au joueur. Il est tout à fait envisageable de faire de sa station un super-marché galactique, une station de recherches, une exploitation agricole, un hôpital, une industrie, une station commerciale, une prison... ou un mélange détonnant de tout cela. La campagne a justement pour objet d'explorer chacune de ses possibilités, une par une, en introduisant à chaque mission un ou plusieurs nouveaux éléments du gameplay.

Ladite campagne est à ce sujet très utile pour se familiariser avec le jeu, d'autant que sa difficulté est très bien dosée : facile dans les premiers niveaux, particulièrement corsée dans les derniers, et très variée tout du long. On regretta cependant sa brièveté relative (10 missions en tout et pour tout) et le fait que les dernières reposent beaucoup sur la chance. Heureusement qu'il existe le mode sandbox, où tous les délires sont possibles et où une partie peut durer sans problème une dizaine d'heures.

Startopia a-t-il des défauts, en dehors de cela ? Le fanboy en moi me crie que non, mais l'autre partie de moi qui se veut rationaliste me pousse à faire remarquer que le jeu peut s'avérer délicat à prendre en main par des néophytes, car son tutorial n'est pas très poussé et le jeu se montre plutôt avare en explications et en aide in-game.

4. Roswell that ends well


En résumé et pour conclure, Startopia est mon jeu de gestion préféré avec Tropico. Un joyau d'originalité, d'humour et de profondeur, avec des doubleurs excellents et des graphismes (pour l'époque, évidemment) classieux. Que dire de plus ?

10 mai 2014

Tito Puente - Señor Burns

Les Simpsons est une série animée exceptionnelle pour de nombreuses raisons, et son choix de musiques en est une.


Wounds won't last long,
but an insulting song
Burns will always carry with him.
So I'll settle my score,

on the salsa floor
with this vengeful Latin rhythm.
Burns ! Con el corazon de perro !
Senor Burns ! El diablo con dinero !
It may not surprise you,

but all of us despise you.
Please die and fry.
In hell.
You rotten, rich, old, wretch !
Adios viejo !

7 mai 2014

Google, mon amour

Il faut dire ce qui est : la majeure partie des lecteurs du présent blog y accèdent par ce super moteur de recherche qui a parfois des allures de Big Brother qu'est Google. Grâce à Blogger, je sais même ce qu'ils ont tapé pour trouver ledit blog. Grâce à Blogger, je sais que beaucoup n'ont pas trouvé exactement ce qu'ils escomptaient. Grâce à Blogger, je sais également qu'il y a parmi mes visiteurs occasionnels des gens au sujet desquels je me pose de sacrées questions et me fait toutes sortes de films.

Voici en effet un florilège des plus étranges recherches Google ayant mené à ce blog que vous lisez (les phrases en italique sont mes commentaires) :

symbole mongoliens
blog banane mécanique gay
domination des maitres blacks
qu il ne va rien se passer
creer une zone de protection impenetrable par le diable
troll face soit pas deg
chemtrails odeur d'essence
blanrue le maitre du monde (c'était donc LUI !)
patrons des celibatzires
prophete osee michel ange
comment dere son armée tropico 4
ces reptiliens nos maitres
maitres du conspirationnisme
douleure et deuil de notre chat
pourquoi il ne sait rien passer le 21 decembre 2012
2012 il ne sait rien passer (s'il ne sait rien, il n'avait qu'à apprendre)
yeux bleu, ancetre alien
les complots les plus terrifiants des illuminatis
chemtrails pour cacher la planète nibiru 2013
instagram supprimer sungazing
comment calculer la terre une fois creuser
les reptiliens comment les reconnaitre (eh bien, tu vas poser cette question à un psychiatre, et il va s'occuper de ça pour toi, tu verras)
chemtrails sang humain
les homos sont malades
les gay connu
les maitres du temps chemtrail
varien
que va t il ce passe le 21 decembre 2012 (relevé le 4 janvier 2014)
contacts reptiliens -dgse
despiste d atterrissage cher les maya
blog la maitress
combien de socialistes pour changer une ampoule
zeta reticuli echange programme
bottes siton
malcolm x reptilien
secte de l empereur hiro hiro (hiro, hiro, petit patapo)
les reptiliens en grece
concerto armée de terre acronyme
vocabulaire des extraterrestre
la linguistique est un savoire ancien
le dernier maitre de l'air gay porno (Je sais que le film de Shyamalan était pourri, mais c'est pas une raison pour être insultant !)
augmenter armée tropico 4
personne n'est mort complot
croyance idiotes des americains
le bingo du jour de l an
le crime de la chausette seule
quand nancy lieder c'est elle fait enlever par les gris ?
tete de troll psychopathe
comment entretenir un sapin enot
reptiliens les grecs (décidément on ne peut plus faire confiance à personne.)
illuminatis sodomie
blog des plus belles fumeuses
troll de geek herbe jaune
comment enlever la bave de son ocarina
les extraterrestres existent bien parmi nous c'est une évidence
il ya t'il déjà des gens dans les camps de concentration?
bloqs mautres
rêve de mer guidel
pornographie complot (mais où va le monde ?)
photo homme moustache 1900
les plus jolie pairie du ponde
methamphetamine dessin lezard
guile vraie photo
paysage de une bouteille a la mer avec kevin costner

Haaa, Google... Heureusement que je t'aime, quand même.

3 mai 2014

Unfastened Coins - La vérité sur le naufrage du Titanic

Réalisé par le tout-puissant Maddox, voici le -très- court-métrage Unfastened Coins, une vidéo qui ose poser les vraies questions sur le célèbre naufrage du Titanic, en s'aidant d'une démonstration dont la validité et la scientificité ne font aucun doute. A regarder absolument pour qui ne veut plus être un mouton acceptant sans réfléchir la version officielle !


Toujours pas convaincu ? Consulte la page web associée.

Attention, conspirationniste qui me lit (pour une raison que je préfère ignorer) : cette vidéo est parodique. C'est pas pour de vrai. Réfléchis avant d'en parler à ton entourage ou tu vas encore passer pour un con. Avoue que ce serait dommage.

28 avril 2014

Programme du Parti de la Domination Mondiale

Française, français,
et puis tous les autres aussi tant que j'y suis,
à l'approche des élections -je ne sais plus lesquelles, peu importe-, je m'adresse à vous au nom d'un nouveau parti qui vient de se former sous ma férule de tyran éclairé : le Parti de la Domination Mondiale.

En as-tu assez, citoyenne, citoyen, d'élire des politiciens au mieux incompétents, au pire corrompus ? En as-tu ras-le-bol de choisir entre le choléra capitaliste et la peste communiste ? Es-tu las de devoir te taper des discours électoraux alambiqués et vides de sens, emplis de paroles creuses et de promesses vite oubliées ? En as-tu plein les bottes de ces programmes politiques tarabiscotés écrit dans un français juridique que seuls quelques rares élus (ho, ho, ho) peuvent comprendre, et ne contenant par-dessus le marché pas une seule blague pour se distraire ?

Alors rejoins-nous, citoyen. Rejoins le Parti, offre-nous ton âme scrutin, donnes-nous les clés de l'Élysée, et participe ainsi à la création d'un monde meilleur pour toi et ton prochain, et puis surtout pour moi.

Voici notre programme, qui en toute objectivité est à la fois parfait et brillant. Nul doute qu'il suscitera chez toi le réveil de la flamme de l'espoir qui sommeille chez tout citoyen avide de changement et d'humour noir. 

Et n'oublie pas notre devise : si nous gagnons, c'est nous qu'on a raison !



Sciences/Santé/Environnement


- Obliger l'ensemble des habitants d'un département tiré au hasard à ne manger que des aubergines pendant un an pour voir s'ils le feraient vraiment si on leur en donnait l'ordre vérifier le proverbe "on est ce que l'on mange". Préparer quelques explosifs bien placés pour le cas où les aubergines géantes ainsi produites se révèlent hostiles et ne tentent d'envahir le monde (ça, c'est notre boulot !).
- Rassembler l'ensemble de nos déchets radioactifs dans une fusée interstellaire à destination de n'importe où, accompagnée d'un message d'excuses si jamais ça tombe chez les zitis.
- Transformer Belle-Île en garage à poids-lourds dans le but de savoir s'il est possible de la faire couler. La recherche géologique ne manquera pas de profiter d'une telle découverte. La recherche militaire également, puisque nous serons ainsi en possession du plus gros sous-marin jamais conçu, ainsi que d'un moyen efficace et économique de créer une civilisation sous-marine en cas de guerre nucléaire.
- Interdire la fin du monde une bonne fois pour toutes, parce que ça commence à bien faire, merde.
- Dépénaliser complètement l'usage de drogues à partir de 60 ans afin de diminuer drastiquement le coût des retraites.
- Lancer au plus vite des recherches sous-marines aux coordonnées 47°9′S 126°43′W avant que les étoiles ne soient alignées. Les initiés sauront pourquoi.

SCIENCE ! I'll kill you !

Armée/Défense/Politique étrangère


- Dissoudre notre armée nationale, jugée obsolète et dispendieuse, et demander à la Suisse si c'est pas possible qu'elle nous prête la sienne, vu qu'elle n'a pas l'air d'en avoir l'usage. Par contre, on garde notre porte-avions, il est marrant.
- Mettre en place, sur tous les fronts où nos forces sont engagées, une toute nouvelle stratégie multi-fonctions baptisée : "tu te calmes tout de suite ou tu te prends un missile nucléaire dans la gueule.". Éventuellement, considérer l'emploi de cette brillante tactique pour les problèmes à l'intérieur de nos frontières (émeutes et autres).
- Envahir un pays du Moyen-Orient tiré au pif malgré l'opposition des États-Unis d'Amérique et des Nations Unies, parce que chacun son tour et bisque-bisque-rage.

On s'en fout, on improvise.

Politique


- Remplacer les élections (municipales, parlementaires et autres) par une bagarre générale entre tous les candidats,  retransmise en direct à la télévision. Les survivants sont automatiquement élus.
- Abolir tous les autres partis politiques afin de simplifier la politique française aux yeux de sa population, qui n'a que faire de tous ces politiciens et idéologies inutiles. Le Parti de la Domination Mondiale est le seul dont ils aient besoin, après tout. 
- Repeindre l'Élysée en noir et la renommer "Palais Impérial".
- Transformation du Sénat en la plus grande piscine à boules du monde, permettant ainsi de faire d'une pierre deux coups : nous débarrasser de tout un tas de bouches à nourrir inutiles et doper notre tourisme.
- Afin de poursuivre la politique de décentralisation de nos prédécesseurs, délocaliser le Parlement National en Corse. On va bien rigoler.

Religion


- Remplacer les méthodes de conversion classique de chaque religion par une méthode beaucoup plus simple permettant d'obtenir le même résultat : à chaque fois qu'un citoyen français souhaite se convertir, on tire au sort sa future religion. Si la religion ainsi obtenue est totalement étrangère au converti et est en contradiction avec ses valeurs morales, c'est pas grave, ça ne changera pas grand-chose.
- Autorisation pour les prêtres de se marier... mais seulement entre eux. Ça leur fera les pieds.
- Mise en place de l'Église de la Sainte Ironie, seule religion d'État autorisée (mais comme je serais l'État, ça ne contreviendra pas à la loi de séparation de l'Église et de l'État. Ou alors si, mais pas trop. Et puis merde, de toutes façons, c'est moi qui décide).
- Interdiction permanente du culte des chats. Nous ne sommes pas certains qu'ils complotent contre nous, mais vous ne pouvez pas prouver qu'ils ne cherchent pas à tous nous tuer !
- Autoriser la possession démoniaque. Après tout, si les dieux ont le droit de régenter la vie des mortels, alors les démons aussi devraient en avoir le droit. On est en république, merde.

Sexe


Beaucoup, s'il-vous-plait.

Culture/Éducation


- Raser le centre Beaubourg. Ce n'est même pas ouvert à la discussion.
- Organiser des combats de fauves au Stade de France. Des stars de pop françaises pourront également y être jetées aux lions pour divertir les foules d'une façon qui nourrira plus efficacement l'esprit (ainsi que l'estomac des animaux) que leurs chansons.
- Toujours au Stade de France, organiser des combats de gladiateurs entre fondamentalistes de différentes confessions. De cette façon, les guerres de religion seront au moins intéressantes à regarder.
- Décréter que les expressions "Au temps pour moi" et "Autant pour moi" sont toutes les deux fausses, et instaurer à la place l'expression "Hautain pour moi". Ça n'a pas davantage de sens, mais au moins c'est rigolo à dire.
- Remplacer l'hymne national par le Canon Rock de Pechelbel dans l'arrangement de Funtwo. Ou sinon une chanson des Béruriers Noirs*, c'est pas mal aussi, et culturellement c'est plus logique.
- Déprogrammer Plus Belle la Vie et effacer toute trace de l'existence de cette chose de notre histoire. Les acteurs auront le droit à la grâce présidentielle, parce qu'on va dire qu'ils ne réalisaient pas ce qu'ils faisaient.
- Interdiction de raconter des blagues de Toto. On les connait déjà toutes, de toutes façons.
- Création d'une base de données nationale destinée à la conservation de notre production de films pornos, et en rendre l'accès gratuit à notre population. Ceci devrait restaurer l'intérêt des citoyens français pour leur culture.
- Envoyer tous les astrologues travailler comme ouvriers dans des usines de fabrication de bouillon en cubes, ceci afin qu'ils cessent de nous servir sans arrêt la même soupe.

Ton vote ne changera rien, alors autant me le donner !

Conclusion : pourquoi rejoindre le Parti de la Domination Mondiale ?


Parce que le PDM, c'est la promesse d'un avenir merveilleux, d'un lendemain qui chante (mais pas de la pop ou ça va barder), d'un futur absolument fantastique, c'est un engagement qui changera radicalement le visage du monde, et aussi parce que rejoindre les autres partis politiques ne t'apportera rien sinon la promesse d'un anévrisme cérébral et un petit sexe.

Et surtout parce que dès qu'on aura le pouvoir, ce sera obligatoire. Alors, autant s'y prendre dès maintenant, n'est-ce pas ?

* En fait j'aime pas les Béruriers Noirs, mais pour la France, pour ma patrie, j'accepterais de faire ce sacrifice. Parce que je suis quelqu'un de généreux et de désintéressé, moi.

21 avril 2014

Kafka Incorporated - JDR

C'est avec beaucoup de stress et un petit peu de fierté que je vous présente l'un des JDR que je bricole depuis quelques mois. J'apprécierais quelques retours et critiques à son sujet afin de m'aider à le compléter, l'améliorer et le corriger. Le système en est volontairement simple, ce JDR ayant été conçu dans l'optique de scénarios assez courts.

Excusez-moi au passage pour cette absence de plusieurs mois, mais je bosse beaucoup ces derniers temps. Ou pas assez, selon comme on voit la chose.

Kafka Incorporated

Guide de survie en milieu d'entreprise


Lien Dropbox (fichier .odt, 463.63 ko)

Félicitations ! Vous venez d'être recruté au sein de la célèbre corporation Kafka Inc., la société où le futur n'a aucun avenir ! Si vous vous tenez au courant de l'actualité, vous avez certainement entendu parler de nous. Nous sommes actuellement dans le Guinness Book comme détenteurs des records de bénéfices nets en un an et du nombre de procès pour harcèlement moral. Travailler pour Kafka Incorporated, c'est plus qu'un métier, c'est une expérience qui vous changera profondément. Un peu comme la guerre du Vietnam, si vous voulez.

Les esprits chagrins disent que la vie d'entreprise au sein de Kafka Incorporated est une jungle. C'est inexact. À proprement parler, nos locaux sont plutôt comparables à une savane du temps de la préhistoire, quand l'humanité était divisée en tribus, chacune se battant pour sa survie. Ah ! Quelle période vivifiante cela a dû être pour nos ancêtres. Mais je m'égare.

À Kafka Incorporated, nous ne croyons pas à ces méthodes modernes de travail, faites d'augmentations de salaire et de bénéfices sociaux, dont nous jugeons qu'elles ramolissent les salariés. Nous considérons qu'il n'y a rien de tel pour motiver un employé que de compliquer son travail. Rien de tel qu'un challenge pour donner du piment à sa journée, n'est-ce pas ?

C'est pourquoi, à Kafka Incorporated, nos managers n'ont pas pour vocation de répondre aux moindres désirs de leurs employés en leur fournissant les informations ou le matériel nécessaires à l'accomplissement de leurs tâches. C'est également pourquoi nous n'embauchons pas pour notre service d'assistance informatique de techniciens compétents -qui de toutes façons seraient trop onéreux-, préférant que nos employés résolvent leurs problèmes d'ordinateur, de réseau ou de serveur par eux-mêmes, en autonomie. C'est aussi pour cela que, à Kafka Incorporated, nous sommes les seuls à embaucher des illettrés dans notre service marketing -et aussi parce que nous considérons que même ces gens méritent d'avoir une chance sur le marché du travail.

En ma qualité de président-directeur général, moi, Ulrich Kafka, je vous souhaite la bienvenue parmi nous !

Présentation


Kafka Inc. est un JDR satirique s'inspirant notamment du film Office space, de la série télévisée The Office (dans sa version britannique ou américaine, selon les goûts) et de la bande dessinée Dilbert. Son principe est simple : les joueurs sont des employés de bureau travaillant au siège social de Kafka Incorporated, gargantuesque corporation mondiale aux innombrables ramifications (à peu près toutes légales), et qui se battent au jour le jour pour garder leur boulot, malgré la pression, malgré les consignes ridicules, malgré les règlements ubuesques, malgré les conditions de travail à filer une rupture d’anévrisme à un syndiqué de Force Ouvrière, malgré le management et leur méthodes à faire passer Pol Pot pour un saint doublé d'un génie, malgré leurs collègues que l'idiotie dispute à la sournoiserie, et malgré le bâtiment lui-même qu'on dit être une porte vers l'enfer. L'objectif pour les joueurs est à la fois de conserver leurs emplois... et si possible de sauver leur santé mentale.

Le tout se joue dans une ambiance d'humour tantôt noir, tantôt absurde, tantôt absurdement noir. Pour faire genre, les PJs sont appelés Employés, et le MJ porte le titre de DRH. Si vous voulez vous faire une idée plus précise du type de JDR qu'est Kafka Inc., imaginez un mélange des œuvres susmentionnées et du JDR Paranoia, avec un soupçon de Lovecraft. Vous commencez à paniquer ? Alors c'est que vous avez compris.

Les scénarios s'articulent généralement sur le modèle suivant : les Employés reçoivent une tâche à accomplir (généralement infaisable et/ou insensée... si elle paraît simple, c'est qu'il y a cachalot sous gravier) et doivent se débrouiller pour l'accomplir sans les ressources ou le temps requis (ou pour faire croire aux patrons qu'ils l'ont accomplie, ou même pour s'assurer que quelqu'un d'autre sera blâmé à leur place). Naturellement, tout dans la boîte se mettra en travers de leur chemin pour les en empêcher, aussi les Employés devront-ils faire preuve d'astuce, d'habileté, de bagout et de flagornerie.

Kafka Inc. utilise un système simple créé spécialement pour lui, incluant une Jauge de Stress directement plagiée sur inspirée par la SAN de L'Appel de Cthulhu.

27 janvier 2014

Legolas by laura - The Motion Picture

Personne n'en a rêvé, mais quelqu'un l'a fait quand même : la tristement célèbre fanfiction legolas by laura... en film ! Ou presque. La narration est de Man Without A Body.